LA CONFIANCE, PROCHAIN LEVIER DE CROISSANCE ?


La confiance oui, mais quelle confiance ?

Longtemps considérée comme un levier de réassurance pour accompagner la transaction (cf le contrat de confiance, la garantie prix, l’engagement de reprise…), la confiance est une notion qui va, sans aucun doute, beaucoup évoluer dans les prochaines années. Car la confiance, quand elle s’envisage, non plus comme une forme de garantie post achat, mais comme un prérequis à la transaction, révèle des potentialités insoupçonnées.

La confiance, nouveau levier de trafic.

Pirch et sa nouvelle approche de l’essai produit, Décathlon City et ses coachs sportifs, deux exemples où on ne cherche plus à vendre à tout prix, mais à mériter une confiance à priori. On ne parle plus d’une force de vente mais d’une force d’accueil qui veut nous informer, nous rassurer, nous inspirer avant même toute logique transactionnelle. Mériter notre confiance pour avoir le droit de réaliser nos besoins, ces enseignes créent ainsi un nouvel espace de dialogue et une raison de visite supplémentaire.

decathlon city

La confiance, une solution pour sortir du prix a tout prix.

Nicolas Chabanne et sa marque des consommateurs « C’est qui le Patron » nous montre la voie. En jouant la transparence sur la constitution du prix, en faisant confiance aux consommateurs, on peut sortir d’une guerre du prix à tout prix et, dans le même temps, conquérir de nouvelles cibles en créant de la valeur pour tous.

confiance solution

La confiance, formidable reponse a l’ultra-choix

A une époque où les grandes enseignes de la distribution spécialisées s’interrogent sur la meilleure manière de venir s’installer en bas de chez nous, la confiance est sans doute, une des solutions pour optimiser l’espace et organiser son merch.

Le cas du Comptoir BOULANGER de Wasquehal en est un bon exemple. En ayant l’ambition d’aider ses clients à faire le meilleur choix, BOULANGER se crée l’obligation de dire la vérité et de recommander ce qu’il y a de mieux. D’où un personnel de passionnés capables de parler du produit autrement, un cadre propice au dialogue, des critères de sélection objectifs, de l’engagement… Et comme on ne peut pas s’engager sur tous les produits parce que tous les produits ne méritent pas qu’on s’engage pour eux, forcément on fait des choix sur ce qu’on met en rayon.
Moins de produits, mais des produits assumés et sur lesquels l’enseigne construit un nouveau contrat de confiance, voilà peut-être la solution aux contraintes de m2. Car un client en confiance est un client qui a moins besoin de choix.

boulanger

Le plus amusant dans tout ça, c’est que si on pousse le raisonnement un peu plus en avant, on pourrait presque affirmer que la confiance peut s’avérer la meilleure arme anti-Amazon. Après tout, pourquoi ne pas légitimer une offre « à priori » sur la base des avis collectés par le géant américain ? Une solution pour rationaliser son merch et pour lui opposer une nouvelle forme de proximité.